• AMANDINE LOPES

NON ESSENTIELS / CULTURE EN DANGER

Alors que le monde du spectacle et de la culture est totalement à l’arrêt depuis près d’un an, le projet « Culture en danger » du photographe tourangeau Romain Gibier Photographe met en lumière la détresse des professionnels du spectacle et de l’événementiel face à la pandémie du COVID 19.

Culture en danger / non essentiel agent : SSIAP

Ils ou elles sont conteuses, danseurs, metteurs en scène, trapézistes, percussionnistes, directeurs de musée, techniciennes lumière, plasticiens, chefs constructeurs de décors, maquilleuses, professeure de pole dance, ventriloque, programmateur, directeur de compagnie, marionnettistes, costumières, chanteuse, agent SSIAP, ou encore médiateur de cinéma et magicien.


Le projet fait découvrir les multiples métiers de cette grande famille qui s’inscrit dans le monde de la Culture et qui se trouve empêché.

Culture en danger / non essentiel : metteur en scène

Cette situation catastrophique, Romain Gibier, photographe tourangeau, a voulu la dénoncer. « Je suis moi-même artiste de spectacle, explique le photographe qui a créé, en Touraine, sa compagnie Détour de rue, spécialisée dans le conte et la magie voilà quinze ans. Depuis un an, la situation pour les artistes mais toutes les professions de la culture, celles de l’ombre, est catastrophique. C’est avant Noël, quand tous mes engagements ont été annulés, que je me suis dit qu’il était temps de montrer la détresse dans laquelle se trouvent toutes ces professions. »

Culture en danger / non essentiel : diffuseur de programmes culturels

Dans l’espace délimité par la lumière, le modèle et l’univers de son expression artistique, est isolé, face à lui-même, en proie à une réflexion sur l’essentialité de son métier.

Tout autour, le noir opaque, le manque de perspectives, un avenir très incertain.

L’affirmation du tampon rouge « Non Essentiel » fait contraste avec l’intitulé de la profession de couleur blanche qui vacille.

La mise en scène est le fruit d’une concertation entre le photographe et le modèle qui détermine son ressenti : rage, tristesse, abattement, ennui, espoir, …ainsi que les accessoires ou éléments de décors qui dépeignent de façon stylisée son univers.


L’idée est de diffuser le plus possible cette série poignante et magnifique.

La première installation des photos est visible en ce moment sur la façade du Bateau Ivre et du Centre Dramatique National de Tours, et peut être bientôt sur d’autres façades de structures culturelles !

" Nous allons contacter d’autres structures culturelles comme les Studio, et d’autres pour qu’elles exposent cette Culture en danger !"


Romain Gibier propose même d’envoyer l’intégralité des fichiers à toutes les structures intéressées. « Je me fiche de la manière dont les photos sont imprimées : sur une vieille imprimante, qu’on les diffuse sur un écran… L’important, c’est de faire passer le message. »


La série compte aujourd’hui 68 clichés et Romain espère allé jusqu’à 100. Le projet continue de s’agrandir, et Romain cherche toujours des métiers non représentés.


En tant que Cheffe de projets évènementiel et agent SSIAP 2, So Sweet Event est solidaire de cette action !


Vous pouvez retrouver tous les jours les informations liées au projet sur sa page Romain Gibier Photographe.


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