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SSIAP, des vacations de 6h minimum pour les agents !

  • Photo du rédacteur: AMANDINE LOPES
    AMANDINE LOPES
  • 30 mars
  • 2 min de lecture

L'avis d'extension de l'avenant portant la vacation minimale de 4 à 6 heures a été publié. Une mesure qui fonctionne en aéroportuaire depuis 2015, mais qui risque de créer des effets pervers dans notre secteur : événementiel impacté, extras impossibles, multi-sites forcés.


L'avis d'extension vient d'être publié. L'avenant n°2 du 3 septembre 2025 attend désormais sa validation finale. Il étend à toute la branche ce qui existait déjà dans la sûreté aéroportuaire depuis 2015. La durée minimale d'une période de travail passe de 4 à 6 heures. Une mesure présentée comme un progrès social. Mais sur le terrain, les premiers calculs révèlent un tout autre visage. Entre événementiel, multi-employeurs et organisation des plannings, notre secteur de la sécurité privée risque de payer cher ce qui fonctionne logiquement dans les aéroports.



Ce qui change concrètement

Le principe reste identique. Si un agent travaille moins de 6 heures, il doit être rémunéré pour 6 heures. Le client est facturé 6 heures minimum. Deux périodes de travail séparées par une coupure de 2 heures maximum comptent comme une seule vacation.


L'avis d'extension a été publié le 3 janvier 2026. Les organisations professionnelles ont 15 jours pour réagir. Ensuite, le ministre publiera l'arrêté d'extension. La mesure prendra effet le premier jour du mois suivant cette publication.


L'effet pervers annoncé

Dans la sûreté aéroportuaire, le minimum de 6 heures a du sens. Les sites sont fixes. Les horaires suivent les flux de passagers. Les plannings s'organisent sur des cycles prévisibles. L'agent arrive, travaille 6 heures minimum, rentre.

Dans notre secteur de la sécurité privée classique, la réalité est différente. L'événementiel en est l'exemple parfait. Un concert commence à 20h30, l'agent arrive à 19h30, finit à 23h, soit "h de vacation. L'employeur devra payer 6 heures. Le client aussi. Résultat : certains événements ne seront plus couverts. Trop chers pour le client, pas assez rentables pour l'entreprise.


Les conséquences pratiques

Les entreprises vont devoir revoir leurs organisations. Les plannings seront plus rigides. Les vacations courtes disparaîtront ou seront regroupées. Les agents qui complétaient leurs revenus avec des extras chez plusieurs employeurs vont perdre cette flexibilité.

Les clients paieront plus cher. Un événement de 3 heures coûtera le prix de 6 heures. Certains renonceront à la prestation. D'autres chercheront des solutions alternatives. Les entreprises de notre secteur de la sécurité privée devront arbitrer entre rentabilité et couverture.

Les agents subiront les arrangements. Multi-sites dans la même vacation, coupures entre deux prestations, plannings réorganisés. Ce qui devait améliorer leur équilibre vie privée-vie professionnelle risque de produire l'effet inverse. Plus de déplacements, moins de flexibilité, des plannings moins prévisibles.



La mesure qui fonctionnait dans l'aéroportuaire pourrait créer des distorsions dans notre secteur de la sécurité privée. L'événementiel, la surveillance en magasin ou la sécurité mobile (intervervention/patrouille/ronde) : autant d'activités structurellement incompatibles avec un minimum de 6 heures.

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